Carole Kamlade, spécialiste de l'hydrogène

Carole Kamlade a 27 ans et occupe depuis plus de 2 ans, le poste de technicienne exploitation maintenance au sein de la SEMEVEER’HY’PÔLE. Retour sur un parcours inspirant.

 

En 2014, après avoir obtenu un baccalauréat STI (Sciences et Technologies Industrielles) Génie Mécanique au Lycée Louis Rascol d’Albi, Carole décide d’intégrer un BTS "Conception et Réalisation de Systèmes Automatiques" au sein du même établissement. Devant son engouement pour tout ce qui touche aux énergies renouvelables et aux technologies s’en rapprochant, un de ses professeurs évoque la SEM EVEER’HY’PÔLE. Cette société, pionnière dans l’exploitation d’une station-service hydrogène, fournit  entre autres, services, assistances et moyens aux porteurs de projets dans le domaine de l’hydrogène-énergie. Situé à Albi, c’est le lieu idéal pour faire un stage.
En septembre 2016, Carole intègre le site dans le cadre d’un contrat de professionnalisation, tout en suivant une Licence Professionnelle "Conduite et Gestion de Projets Industriels en PME/PMI" à l’Université de Champollion à Albi.

Désormais en poste à temps plein, depuis 2017, elle effectue des missions diverses d’exploitation et de maintenance de la station de distribution d’hydrogène et des systèmes embarqués. Elle est aussi en charge de la rédaction des notices d’exploitation ou encore des documents relatifs à la protection contre les explosions. Elle réalise aussi des études techniques pour la conception et la réalisation de systèmes embarqués à hydrogène.

Depuis peu, elle a ajouté une nouvelle corde à son arc. Dans le cadre du projet qui lie la SEM EVEER’HY’PÔLE et le GNFA elle a participé à la conception et à l’animation des formations sur les technologies de l’hydrogène. (Voir notre communiqué de presse). Rien ne semble pouvoir arrêter ce parcours dans ce secteur pourtant peu commun.

Quand on évoque avec elle le fait que le milieu n’est pas très féminin, elle sourit, presque surprise. Si elle est habituée à ce que cela « étonne » les personnes extérieures, elle ne se considère pas, elle-même, comme une femme dans un "métier d’homme" mais comme une femme qui a choisi de suivre la carrière qui lui plaît. « Je n’ai jamais ressenti le moindre frein. Lors de mes études j’ai plutôt rencontré des professeurs ravis de voir des femmes suivre leur cours et apporter un point de vue parfois différent ». Et elle ajoute en conclusion que toutes les jeunes filles qui hésitent et se persuadent qu’elles ne sont pas  faites pour certaines professions doivent se faire confiance. «  Il n’y a pas de métier pour homme ou pour femme spécifiquement. Avec de la volonté et de la motivation, les femmes peuvent tout aussi bien comprendre et réussir que les hommes. Il faut oublier les préjugés et s’affirmer en tant que personne qualifiée. »

Une philosophie que nous ne pouvons qu'approuver.