Compétences : Expertise et polyvalence

La compétence fait l’objet de toutes les attentions des professionnels du secteur automobile. En effet, plus les années passent, plus les besoins en compétences augmentent. Ce phénomène a plusieurs sources.

Le produit automobile

Toujours plus sophistiqué, le véhicule s’accompagne désormais d’une multitude de services annexes, allant du simple contrat d’entretien au téléchargement d’applications en passant par le véhicule de remplacement. Le rythme de lancement des nouveaux modèles reste également soutenu avec pour 2014 près de 55 nouveaux véhicules attendus sur le marché.

La technologie automobile

Moteurs hybrides et électriques, boîtes de vitesses robotisées, connectivité, les évolutions technologiques s’accélèrent dans le secteur automobile. Il paraît impensable aujourd’hui qu’un réseau ne soit pas formé à la maintenance d’un nouveau véhicule dès sa sortie.

L’évolution des modes de consommation

Le comportement des acheteurs ne cessent d’évoluer. Consom’acteur, consommateur averti, l’acheteur est aujourd’hui surinformé. Au-delà de disposer de sa mobilité sans contrainte, il attend de son concessionnaire qu’il créé de la valeur ajoutée, qu’il lui offre plus de services. La relation clientèle est au cœur de tous les enjeux commerciaux, que ce soit au niveau de la vente elle-même que du service après-vente.

Évolution des produits, des technologies, des services, de la société, le secteur attend de ses professionnels qu’ils soient plus
polyvalents tout en détenant une expertise plus fine sur des sujets précis.

La formation professionnelle, le paradoxe de la compétence et des moyens

La formation des collaborateurs sert la compétitivité, la qualité de service, la performance de l’entreprise, mais également sa capacité concurrentielle. Avec la crise, les ressources pour y accéder ont diminué.

Ressources liées aux budgets mais aussi ressources liées au temps. Quand l’activité baisse, l’entreprise a plus de temps à consacrer à la formation, mais pas toujours les moyens de la financer. Et inversement, quand l’activité reprend, elle ne peut pas se permettre d’envoyer ses collaborateurs en formation au risque de voir ses commandes non honorées.

Une problématique commune

Tous les acteurs de la formation, que ce soit les prestataires ou les structures internes des constructeurs, importateurs et équipementiers sont confrontés à la même problématique : trouver le bon équilibre entre la hausse des besoins en compétences et la diminution des coûts de la formation.